Mode sans média : les images ne sont pas affichées, et celles qui sont chargées à la demande ne sont pas téléchargées. Poids de cette page : .

Écoscore, poids, CO₂ : d’où viennent les trois chiffres de notre page d’accueil

La note, le poids et le CO₂ affichés en haut de notre accueil sont mesurés par votre navigateur à chaque visite. Voici les deux méthodes publiques qui les produisent.

Illustration générée par IA : un tableau de bord en chêne sculpté, posé sur un établi parmi des copeaux et des ciseaux à bois, avec trois cadrans à aiguille gravés « Poids », « Écoscore » (échelle de A à G, aiguille sur B) et « CO₂ ». Les valeurs gravées sur les cadrans sont décoratives, ce ne sont pas nos mesures.

Sous le titre de notre page d’accueil figurent trois chiffres : un écoscore, un poids et une quantité de CO₂. Personne ne les saisit. Votre navigateur les mesure pendant le chargement, puis un script d’une centaine de lignes leur applique deux méthodes publiques. Les voici.

Le poids : ce qui passe sur le réseau

Le navigateur garde la liste de tout ce qu’il a téléchargé pour afficher la page : le HTML, les feuilles de style, les polices, les images. Pour chaque fichier, l’API PerformanceResourceTiming donne sa taille sur le réseau, compression comprise. On additionne.

Quand un fichier sort du cache, sa taille réseau tombe à zéro. On compte alors ce qu’il aurait pesé au premier chargement, pour que le chiffre reste celui d’un visiteur qui découvre la page. Le détail et ses pièges sont dans notre article sur le poids de la page.

L’écoscore : la méthode EcoIndex

L’écoscore est un EcoIndex, la méthode du collectif Conception numérique responsable, dont le code de calcul est public. Elle regarde trois mesures :

  • le nombre d’éléments du DOM, c’est-à-dire de balises dans la page, sans compter l’intérieur des SVG ;
  • le nombre de requêtes ;
  • le poids transféré.

Chaque mesure est placée sur une échelle tirée d’un échantillon de 500 000 pages de l’HTTP Archive. La position va de 0, parmi les pages les plus sobres, à 20, parmi les plus lourdes. Le DOM compte triple, les requêtes double, le poids simple :

score = 100 − 5 × (3 × position DOM + 2 × position requêtes + position poids) / 6

Au-dessus de 80 sur 100, la note est A. Au-dessus de 70, B, puis C, D, E, F et G. Le DOM pèse le plus parce qu’il coûte surtout au terminal du visiteur, qui doit calculer, mettre en page et garder en mémoire chaque élément. Or la fabrication des terminaux domine l’empreinte du numérique.

Le 11 septembre 2026, notre accueil comptait 455 éléments, 27 requêtes et 440 Ko une fois toutes les images chargées, soit 72 sur 100 et la note B. Sur les requêtes et le poids, la page fait mieux que plus de 80 % de l’échantillon. Sur le DOM, elle ne fait mieux que 62 % des pages, et comme le DOM compte triple, c’est lui qui nous prive du A.

Votre propre mesure peut différer d’un point ou deux : l’EcoIndex officiel mesure sur un écran de 1920 × 1080 pixels, nous mesurons sur le vôtre, et les images chargées au défilement s’ajoutent au fur et à mesure.

Le CO₂ : le modèle Sustainable Web Design

Pour le CO₂, nous suivons la version 4 du modèle Sustainable Web Design, celle qu’utilise Website Carbon, dont le badge figure en bas de chaque page. Le modèle part de l’électricité consommée par internet, rapportée au volume de données transporté, et en tire une énergie par gigaoctet, répartie ainsi :

En kWh par gigaoctet Fonctionnement Fabrication
Data centers 0,055 0,012
Réseaux 0,059 0,013
Terminaux 0,080 0,081

Notre hébergeur, OVHcloud, est référencé comme hébergeur vert par la Green Web Foundation. Le modèle retire alors le fonctionnement des data centers. Il reste 0,245 kWh par gigaoctet, qu’on multiplie par l’intensité carbone moyenne de l’électricité mondiale, 494 g de CO₂e par kWh :

CO₂ = poids en Go × 0,245 kWh/Go × 494 g/kWh

Nos 440 Ko font 0,00044 Go, soit 0,05 g de CO₂e par visite.

L’EcoIndex propose aussi sa propre estimation : 1,56 g pour la même page. Il part d’une analyse de cycle de vie qui attribue à chaque page vue une part de la fabrication et de l’usage des terminaux, des réseaux et des serveurs, puis l’ajuste selon le score. Les deux méthodes ne découpent pas le même périmètre, et leurs résultats ne se comparent pas entre eux. Nous affichons celle du badge, pour que la page ne donne pas deux chiffres différents.

Sous le capot : les deux formules en code

Le calcul vit dans un fichier TypeScript chargé sur chaque page. Les quantiles, trop longs pour être reproduits ici, sont ceux du module de calcul officiel de l’EcoIndex.

// Position d'une mesure sur l'échelle de 0 à 20.
function quantile(quantiles: number[], value: number): number {
	for (let i = 1; i < quantiles.length; i++) {
		if (value < quantiles[i]) {
			return i - 1 + (value - quantiles[i - 1]) / (quantiles[i] - quantiles[i - 1]);
		}
	}
	return quantiles.length - 1;
}

function ecoindex({ bytes, requests, dom }) {
	const q =
		3 * quantile(QUANTILES_DOM, dom) +
		2 * quantile(QUANTILES_REQ, requests) +
		quantile(QUANTILES_SIZE, bytes / 1024);
	return Math.round(100 - (5 * q) / 6);
}

// Hébergement vert : 0,012 + 0,059 + 0,013 + 0,080 + 0,081 kWh/Go.
function co2Grams({ bytes }) {
	return (bytes / 1e9) * 0.245 * 494;
}

Le nombre d’éléments du DOM se compte en une ligne, en retirant le contenu des SVG comme le fait l’EcoIndex :

document.getElementsByTagName('*').length - document.querySelectorAll('svg *').length;

Nos résultats sont identiques à ceux de CO2.js, la bibliothèque de la Green Web Foundation.

Ce que ces chiffres valent

Ce sont des estimations bâties sur des moyennes mondiales. Elles ignorent l’âge de votre téléphone et l’origine de l’électricité qui l’alimente. Elles servent à comparer deux pages, ou la même page avant et après une modification.

Pour vérifier les nôtres, ou mesurer votre site, ecoindex.fr et websitecarbon.com analysent n’importe quelle adresse en quelques secondes.


L’illustration en tête d’article est générée par intelligence artificielle.

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