Mode sans média : les images ne sont pas affichées, et celles qui sont chargées à la demande ne sont pas téléchargées. Poids de cette page : —.

Méthodologie de l'analyseur Ouzom

L’analyseur charge une page web dans un vrai navigateur, la passe à plusieurs outils de contrôle et en tire trois résultats : un score d’accessibilité (RGAA), un score d’écoconception (RGESN) et une note d’empreinte de A à G. Cette page explique d’où viennent ces chiffres et jusqu’où on peut s’y fier.

Dernière mise à jour : octobre 2026.

1. Ce que l’outil mesure, et ce qu’il ne mesure pas

  • Une seule page, à un instant donné. L’outil analyse l’adresse saisie, pas tout le site. Les autres pages, les parcours (connexion, commande, formulaire en plusieurs étapes) et les documents téléchargeables ne sont pas examinés.
  • 54 critères RGAA sur 106, dont 48 en partie seulement. Pour ces derniers, l’outil repère les erreurs visibles dans le code, mais seule une personne peut juger, par exemple, si une alternative textuelle décrit vraiment l’image. Le détail critère par critère, avec ce qu’il reste à vérifier, est sur la page couverture RGAA.
  • 16 critères RGESN sur 78. La plupart des critères d’écoconception portent sur la stratégie, l’architecture ou l’hébergement et se vérifient sur dossier. Voir la page couverture RGESN.
  • Un score de 100 % ne vaut pas conformité. Il signifie qu’aucune erreur n’a été détectée sur les critères que l’outil sait évaluer. Il ne remplace ni un audit complet ni une déclaration d’accessibilité, et ne doit pas être présenté comme un taux de conformité au sens de la méthode officielle du RGAA.

Ce que l’outil ne peut pas trancher, c’est précisément ce que couvrent nos audits manuels RGAA et RGESN.

2. Les outils utilisés

Chaque outil a son domaine. Le moteur rassemble leurs résultats, critère par critère.

  • Axe Core (Deque, version 4.12), exécuté dans le navigateur sur la page rendue : structure ARIA, contrastes, formulaires, titres, liens, langue… Le contenu des iframes n’est pas analysé.
  • Scripts sur mesure (Puppeteer) : des contrôles RGAA qu’Axe ne fait pas, exécutés sur la page après exécution du JavaScript. Par exemple : les images légendées, les liens dans le texte, le lien d’évitement, le regroupement des champs de formulaire, les titres de tableaux ou le contraste des éléments graphiques.
  • Validateur W3C (Nu Html Checker) : le code HTML envoyé par le serveur est soumis au validateur officiel. Seules les erreurs qui comptent pour le RGAA sont retenues, comme les identifiants en double (critère 8.2).
  • Google PageSpeed Insights (Lighthouse), en simulation mobile : poids de la page, nombre de requêtes, taille du DOM, compression, cache, images, polices, ressources tierces. Ces mesures servent aux critères RGESN et à la note d’empreinte.
  • The Green Web Foundation : son annuaire public indique si le domaine est hébergé chez un fournisseur déclarant une électricité renouvelable (critère RGESN 8.5).

3. Comment un critère est tranché

Un même critère peut être examiné par plusieurs outils. Le moteur applique une règle prudente :

  1. Non conforme dès qu’un seul outil constate une erreur, même si les autres n’en voient pas.
  2. À vérifier si aucun outil ne constate d’erreur mais qu’au moins un ne peut pas conclure. Exemple : Axe ne sait pas mesurer le contraste d’un texte posé sur une image, ou une vidéo est présente et doit être testée à la main.
  3. Conforme si tous les outils concernés concluent positivement.
  4. Non applicable si la page ne contient rien de concerné : pas de tableau, pas de formulaire, pas de cadre…
  5. Non évalué si l’outil chargé du critère n’a pas répondu (service indisponible, quota dépassé). Le rapport le signale au lieu de compter le critère comme réussi.

4. Le calcul des scores RGAA et RGESN

Les deux scores suivent la même formule :

Score = conformes ÷ (conformes + non conformes) × 100

Les critères « à vérifier », « non applicables » et « non évalués » sont exclus du calcul : ils ne tirent le score ni vers le haut ni vers le bas. Exemple : 30 critères conformes, 6 non conformes, 4 à vérifier et 5 non applicables donnent 30 ÷ 36 = 83 %.

Si aucun critère n’a pu être évalué (page injoignable, outils indisponibles), l’outil n’affiche pas de score plutôt qu’un 100 % trompeur.

5. La note d’empreinte (A à G)

La note d’empreinte résume le poids technique de la page. Elle s’inspire de l’EcoIndex, mais ce n’est pas l’EcoIndex officiel : la formule est plus simple et elle tient compte de l’hébergement. Une même page peut donc obtenir une note différente sur ecoindex.fr.

Elle part de 100 et retire des points quand la page dépasse l’un de trois seuils. Au seuil, la pénalité est nulle ; elle augmente de 15 points chaque fois que l’écart atteint une fois le seuil :

  • Poids : seuil de 1 000 Ko.
  • Requêtes HTTP : seuil de 50.
  • Éléments du DOM : seuil de 500.
  • Hébergement : 20 points de moins si la Green Web Foundation ne reconnaît pas l’hébergeur comme vert. Si son service ne répond pas, aucune pénalité n’est appliquée.

Pénalité = max(0, (valeur − seuil) ÷ seuil) × 15, pour chacun des trois seuils

Exemple : une page de 2 000 Ko, 80 requêtes et 1 200 éléments perd 15 + 9 + 21 = 45 points, soit 55 (note C). Sur un hébergement non reconnu comme vert, elle tombe à 35 (note E).

Correspondance entre score et note
Score Note
80 à 100 A
70 à 79 B
55 à 69 C
40 à 54 D
25 à 39 E
10 à 24 F
0 à 9 G

6. Vos données

  • Le moteur d’analyse ne conserve rien. Les résultats sont calculés en mémoire et renvoyés à votre navigateur ; aucun historique d’audit n’est gardé sur nos serveurs.
  • Des services tiers voient l’adresse analysée. Pour faire leur travail, Google PageSpeed Insights reçoit l’URL de la page, le validateur du W3C son code HTML, et la Green Web Foundation son nom de domaine.
  • Votre adresse e-mail, demandée pour afficher le rapport détaillé avec votre accord pour qu’Ouzom vous écrive une fois au sujet de l’audit, est conservée chez Brevo (voir les mentions légales).

7. Limites techniques et sécurité

Un navigateur complet consomme beaucoup de ressources. Pour que le service reste gratuit et stable :

  • Un audit à la fois. Les demandes suivantes attendent dans une file (3 places, 2 minutes et demie d’attente au plus). Un audit est interrompu au bout de 3 minutes.
  • 5 audits par minute et par adresse IP, pour limiter les abus.
  • Aucun accès au réseau interne. Seules les adresses http et https sont acceptées. L’adresse est résolue avant l’analyse, et toute requête vers une adresse privée, locale ou de métadonnées cloud est bloquée, y compris après une redirection ou depuis la page elle-même. Les redirections sont revérifiées une à une (5 au plus).

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